andrivon miltonMadame Sabine ANDRIVON-MILTON
 (Docteur en Histoire, spécialiste de la grande guerre et auteure de plus de 11 ouvrages.)

Podcast (bande sonore) de "Une île, une histoire" cliquez...

    « Après la 3e au collège de Sainte-Thérése, j’ai été orientée au lycée de Bellevue sur les pas de mon grand frère. J’étais impressionnée par ce grand lycée et cette vue magnifique sur la mer. Surprise par le sprint à réaliser pour passer d’un bâtiment à un autre pendant les intercours et par les escaliers à monter jusqu’au 3e étage. Etonnée par ce fameux bâtiment 3 où se réunissait un grand nombre d’élèves pendant la récréation. Attirée par ce jujubier qui nous offrait ses fruits à volonté. Un lycée sans histoire où il faisait bon étudier.
    Ma scolarité au Lycée de Bellevue a déterminé ce que je suis devenue aujourd’hui : une historienne passionnée. En effet, c’est au lycée de Bellevue que j’ai fait une très belle rencontre qui a orienté ma vie professionnelle. En classe de terminale, mon enseignante, Mme Eliane POMPIERE, m’a ouvert les yeux sur la matière histoire que je n’aimais pas jusqu’alors car elle se résumait à une suite de dates à apprendre et de faits inintéressants pour mon développement personnel et ma culture.
    Auparavant, mes notes étaient moyennes et je me rendais au cours d’histoire par obligation. Mais en terminale, ce fut le déclic. Mon enseignante a réussi à me faire comprendre que connaitre l’histoire c’était comprendre le monde dans lequel on évoluait et que tout ce que nous avions et qui nous arrivait en ce moment trouvait son origine dans des actions passées. Elle a réussi avec ses mots à nous expliquer la Seconde Guerre mondiale, la guerre froide, les Etats-Unis, l’URSS et toutes ces choses qui avant n’avaient aucun intérêt pour moi. En apprenant les leçons, je découvrais que nous étions des acteurs de notre histoire et que la connaissance de cette histoire nous permettait de tenir des conversations et de détenir une certaine connaissance du monde.
    Après ma classe de terminale, je me suis naturellement orientée vers des études d’histoire. J’ai d’abord commencé sur le campus de Schœlcher puis j’ai poursuivi mes études à l’Université Panthéon-Sorbonne. De retour en Martinique, je suis devenue enseignante en histoire-géographie et j’ai soutenu une thèse de Doctorat intitulée la Martinique et la Grande Guerre. J’essaie de transmettre à mes élèves cette flamme en leur expliquant dès le début des cours, que l’histoire est une « arme » culturelle. » "Une île, une histoire